Notes biographiques
sur le poète
‑ Sulaiman Al-Issa est né en 1921
dans le village de Nou’ayriah. Le quartier qui le vit naître porte
le nom poétique de « Jardin d'Oronte » . Ce
village est situé à 20 km à l'Ouest de la ville
d'Antioche, si célèbre dans l'histoire.
‑ Son premier
maître d'école est son propre père‑le cheikh Ahmed AI‑Issa.
A l'ombre du vieux mûrier qui se dresse au milieu de la cour de sa maison
natale, il apprend par cœur les versets du Coran, les Mu'allaqat, le divan
du grand poète arabe AI‑Mutanabi et un nombre infini de
poètes arabes. Le village ne possède point d'autre école
que l'Al‑Kuttab (l'école coranique traditionnelle) qui occupe une
des chambres de la maison du jeune poète. Son père, le cheikh
Ahmed Al‑Issa y habite avec les siens et y enseigne.
- Il commence à
écrire de la poésie à l'âge de neuf ans. Sulaiman AI‑Issa
compose son premier recueil à Nou'ayriyyah. Ce premier livre
poétique est le reflet de la misère et des chagrins des habitants
de son village.
- Il continue ses études à l'école primaire
d'Antioche, la seule à cette époque dans tout le
département
- C'est précisément
à ce moment‑là que la province d'Alexandrette , qui
comprend la ville d'Antioche, se trouve embrasée par la révolte
de ses habitants arabes. Ceux‑ci viennent de découvrir, en effet,
le complot fomenté par les représentants du gouvemement
français de l'époque visant à retrancher leur
région du corps auquel elle avait toujours appartenu, c'est – à
dire de la Syrie, pour l'offrir en présent inespéré
à la Turquie.
‑ Le poète prend part à l'insurrection. Sa
poésie est l'arme qu'il apporte à la lutte. Il est à peine
élève en cinquième.
‑ Après l'annexion forcée de la province
d'Alexandrette par la Turquie, Sulaiman Al‑Issa et ses camarades
d'école émigrent en Syrie pour y continuer leurs études et
la lutte contre le Mandat. Le poète poursuit sa formation dans plusieurs
lycées de Hama, Lattaquié et Damas. A cette époque‑là,
il vit l'amertume des sans‑abri, et prend conscience de l'importance de
la lutte qui vise à la libération et l'unification des Arabes en
une nation forte et puissante.
‑ Il est jeté plusieurs fois en prison à cause de
ses idées politiques et de ses écrits.
‑ Au début des années quarante, il participe
activement à la fondation du parti Baàth. A ce moment‑là,
il est élève au lycée de Damas.
‑ Ayant
reçu une bourse d'études du gouvernement Iraqien, il se rend
à l'Ecole normale supérieure.
- Après
avoir obtenu son diplôme d’études supérieures, il
revient en Syrie et s’installe à Alep où il enseigne la
langue et la littérature arabes.
‑ Il
séjourne à Alep de 1947 à 1967. Son travail d'enseignant
ne l'empêche point de continuer la lutte pour l'instauration de
l'unité arabe et d'écrire.
‑ En 1967, il est
nommé inspecteur général de la langue arabe au
Ministère de l'Education nationale à Damas,
‑ Sulaiman Al‑Issa est marié et père de trois
enfants : deux fils ‑ Ma'an et Gaelan ‑ ; et une fille ‑
Badiya.
‑ En plus de l'arabe, il possède le français,
l'anglais et le turc.
‑ Il visite presque tous les pays arabes et effectue des voyages
dans plusieurs pays étrangers.
- Après la guerre arabo‑israélienne de 1967, il
commence à écrire de la poésie pour enfants.
‑ Avec la collaboration de son
épouse, le Dr. Malaka Abiad, il traduit en arabe plusieurs ouvrages de
la littérature anglaise. il traduit également un bon nombre
d'auteurs algériens qui s'expriment en langue française.
‑ Au mois d'Octobre 1982, l'Union des écrivains afro‑asiatiques
lui décerne le Grand prix Lotus de poésie.
‑ En 1984, son
œuvre poétique pour enfants est couronnée par ALEXO
(Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences), qui
lui décerne son Grand prix.
‑ En 1990, il a été
élu membre à l'Académie de la langue arabe (Damas).
‑ En 2000, il a requ la prix al-Babatin
pour la creation poétique.
Publications principales
‑ Les travaux poétiques (4 volumes),
Beyrouth : al‑Mu'assassa al-Arabyya, 1995.
‑ Sur le chemin de la vie : Autobiographie, al‑Mu'assassa
al-Arabyya, 1996.
‑ Al‑Thumâlât (5 volumes), Organisme du Livre,
Sanaa, 2001, 2004, 2005.
- Le Divan du Yémen, Organisme du Livre, Sanaa, 1999.
- Le Divan des enfants, Dar al-Fikr, Damas, 1999.
- Le Divan
de Palestine, La maison de Palestine, Damas, 1996.
- Le Divan
d’Algérie, Alger, 1995.
- Le Divan
du Liban, Ministère de la culture, Damas, 2006.
- La femme dans ma
poésie, Abu-Dhabbi, 1998.
Ouvrages traduits en
français
- De thracy,
Athanase Vantchev, L’odeur de la terre, Dar Tlass, Damas, 1987.
- Abiad,
Malake, Enfants, je vous raconte mon enfance, Alger, 2001.
- Abiad,
M., Pages de ma vie, Ministère de la culture, Damas, Syrie, 2004.
- Abiad, M. et Mebarek, M., Poèmes
choisis, Ministère de la cluture, Sanaa, 2004.
- Abiad,
M., Mots verdoyants pour les enfants, Ministère da la culture, Damas,
2005.
- Abiad, M., Poèmes
d’amour, Ministère de la culture, Sanaa, 2006.
Traductions en arabe
- Les contes
traduits pour les enfants, avec la collaboration de Dr. Malaka Abiad., et
d'autres collègues, Dar Tlass et Dar al‑Fikr, Damas.