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Notes biographiques

 

sur le poète

 

‑ Sulaiman Al-Issa est né en 1921 dans le village de Nou’ayriah. Le quartier qui le vit naître porte le nom poétique de « Jardin d'Oronte » [1]. Ce village est situé à 20 km à l'Ouest de la ville d'Antioche, si célèbre dans l'histoire.

‑ Son premier maître d'école est son propre père‑le cheikh Ahmed AI‑Issa. A l'ombre du vieux mûrier qui se dresse au milieu de la cour de sa maison natale, il apprend par cœur les versets du Coran, les Mu'allaqat, le divan du grand poète arabe AI‑Mutanabi et un nombre infini de poètes arabes. Le village ne possède point d'autre école que l'Al‑Kuttab (l'école coranique traditionnelle) qui occupe une des chambres de la maison du jeune poète. Son père, le cheikh Ahmed Al‑Issa y habite avec les siens et y enseigne.

- Il commence à écrire de la poésie à l'âge de neuf ans. Sulaiman AI‑Issa compose son premier recueil à Nou'ayriyyah. Ce premier livre poétique est le reflet de la misère et des chagrins des habitants de son village.

- Il continue ses études à l'école primaire d'Antioche, la seule à cette époque dans tout le département

 - C'est précisément à ce moment‑là que la province d'Alexandrette [2] , qui comprend la ville d'Antioche, se trouve embrasée par la révolte de ses habitants arabes. Ceux‑ci viennent de découvrir, en effet, le complot fomenté par les représentants du gouvemement français de l'époque visant à retrancher leur région du corps auquel elle avait toujours appartenu, c'est – à ­dire de la Syrie, pour l'offrir en présent inespéré à la Turquie.

‑ Le poète prend part à l'insurrection. Sa poésie est l'arme qu'il apporte à la lutte. Il est à peine élève en cinquième.

‑ Après l'annexion forcée de la province d'Alexandrette par la Turquie, Sulaiman Al‑Issa et ses camarades d'école émigrent en Syrie pour y continuer leurs études et la lutte contre le Mandat. Le poète poursuit sa formation dans plusieurs lycées de Hama, Lattaquié et Damas. A cette époque‑là, il vit l'amertume des sans‑abri, et prend conscience de l'importance de la lutte qui vise à la libération et l'unification des Arabes en une nation forte et puissante.

‑ Il est jeté plusieurs fois en prison à cause de ses idées politiques et de ses écrits.

‑ Au début des années quarante, il participe activement à la fondation du parti Baàth. A ce moment‑là, il est élève au lycée de Damas.

‑ Ayant reçu une bourse d'études du gouvernement Iraqien, il se rend à l'Ecole normale supérieure.

- Après avoir obtenu son diplôme d’études supérieures, il revient en Syrie et s’installe à Alep où il enseigne la langue et la littérature arabes.

‑ Il séjourne à Alep de 1947 à 1967. Son travail d'enseignant ne l'empêche point de continuer la lutte pour l'instauration de l'unité arabe et d'écrire.

‑ En 1967, il est nommé inspecteur général de la langue arabe au Ministère de l'Education nationale à Damas,

‑ Sulaiman Al‑Issa est marié et père de trois enfants : deux fils ‑ Ma'an et Gaelan ‑ ; et une fille ‑ Badiya.

‑ En plus de l'arabe, il possède le français, l'anglais et le turc.

‑ Il visite presque tous les pays arabes et effectue des voyages dans plusieurs pays étrangers.

- Après la guerre arabo‑israélienne de 1967, il commence à écrire de la poésie pour enfants.

‑ Avec la collaboration de son épouse, le Dr. Malaka Abiad, il traduit en arabe plusieurs ouvrages de la littérature anglaise. il traduit également un bon nombre d'auteurs algériens qui s'expriment en langue française.

‑ Au mois d'Octobre 1982, l'Union des écrivains afro‑asiatiques lui décerne le Grand prix Lotus de poésie.

‑ En 1984, son œuvre poétique pour enfants est couronnée par ALEXO (Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences), qui lui décerne son Grand prix.

‑ En 1990, il a été élu membre à l'Académie de la langue arabe (Damas).

‑ En 2000, il a requ la prix al-Babatin pour la creation poétique.

 

 

Publications principales

‑ Les travaux poétiques (4 volumes), Beyrouth : al‑Mu'assassa al-Arabyya, 1995.

‑ Sur le chemin de la vie : Autobiographie, al‑Mu'assassa al-Arabyya, 1996.

‑ Al‑Thumâlât (5 volumes), Organisme du Livre, Sanaa, 2001, 2004, 2005.

- Le Divan du Yémen, Organisme du Livre, Sanaa, 1999.

- Le Divan des enfants, Dar al-Fikr, Damas, 1999.

- Le Divan de Palestine, La maison de Palestine, Damas, 1996.

- Le Divan d’Algérie, Alger, 1995.

- Le Divan du Liban, Ministère de la culture, Damas, 2006.

- La femme dans ma poésie, Abu-Dhabbi, 1998.

 

Ouvrages traduits en français 

- De thracy, Athanase Vantchev, L’odeur de la terre, Dar Tlass, Damas, 1987.

- Abiad, Malake, Enfants, je vous raconte mon enfance, Alger, 2001.

- Abiad, M., Pages de ma vie, Ministère de la culture, Damas, Syrie, 2004.

- Abiad,  M. et Mebarek, M., Poèmes choisis, Ministère de la cluture, Sanaa, 2004.

- Abiad, M., Mots verdoyants pour les enfants, Ministère da la culture, Damas, 2005.

- Abiad, M., Poèmes d’amour, Ministère de la culture, Sanaa, 2006.

 

Traductions en arabe

- Les contes traduits pour les enfants, avec la collaboration de Dr. Malaka Abiad., et d'autres collègues, Dar Tlass et Dar al‑Fikr, Damas.

 

 

 

 



[1]. Oronte, auj. Nahr Al‑Assi, fleuve de Syrie. Il a sa source dans l'Anti‑Liban, passe à Antioche et se jette dans la Méditerranée, 500 km.

[2]Alexandrette (Iskandaron)  ville et port de Syrie au fond du golfe d'Alexandrette       (Méditerranée) capitale d'un sandjak ( région), annexé par la Turquie en 1939

 

 

 

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